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Vincent Lecomte
[Système] Guide de configuration Windows 10 (II)

[Système] Guide de configuration Windows 10 (II)

Cette deuxième partie du guide de configuration de Windows 10 va mettre en avant les paramètres plus difficiles à trouver, qui ne sont bien sûr pas présents dans le nouveau panneau de configuration. Par exemple, comment modifier le comportement de la barre de tâches, comment remplacer l’invite de commandes par Powershell, comment accéder aux bons vieux outils de gestion qu’on connait bien (gestionnaire de périphériques, informations système, gestion du disque, gestion des services, configuration des éléments lancés au démarrage, etc).

Le Power User Menu

Il y a un raccourci à mémoriser depuis Windows 8. Il s’agit des touches Windows+X, qui permettent d’afficher un menu regorgeant d’options très intéressantes (autre moyen d’y accéder : clic droit sur le logo du menu démarrer) :

  • Programmes et fonctionnalités : ancienne interface pour ajouter / supprimer une application, activer ou désactiver des fonctionnalités du système (comme .NET Framework, le serveur IIS, etc).
  • Options d’alimentation : il s’agit de l’ancienne interface qui permet de gérer les profils d’alimentation et les paramètres avancés pour chacun d’eux (vitesse du processeur sur batterie/secteur, économie d’énergie des cartes sans fil, économie d’énergie de la liaison PCI Express, Intel DPTF, etc).
  • Observateur d’événements : en cas de gros plantage, il est souvent demandé aux utilisateurs de fournir des détails de l’événement. On retrouve cela dans l’observateur. Chaque événement est identifié par un code d’erreur et une source. Ils sont alors triés par date/heure et on peut facilement consulter les détails de ceux-ci.
  • Système : c’est ce qui permet d’afficher l’ancienne fenêtre qui montrait l’ensemble des informations à propos de la machine (processeur, RAM) et qui bien sûr propose quelques options cachées (configuration de la protection du système, de la taille du fichier de pagination, de l’accès distant ou bien des variables d’environnement).
  • Gestionnaire de périphériques : permet d’ajouter ou de désinstaller des périphériques. On peut également mettre à jour les pilotes en spécifiant soi-même un dossier de recherche, ou en vérifiant en ligne sur Windows Update.
  • Connexions réseau : affiche les connexions réseau du PC (mais pas forcément connectées). Un clic droit sur un adaptateur permet notamment de modifier ses propriétés (adresse IP, serveur DNS, gestion d’énergie).
  • Gestion du disque : utilitaire permettant de gérer les partitions à l’aide d’une interface graphique. On peut redimensionner, supprimer, formater. Il existe la même chose en ligne de commande : il s’agit de diskpart.
  • Gestion de l’ordinateur : il s’agit d’un regroupement de plusieurs outils de la console MMC. On y retrouve la gestion des services, des périphériques, l’observateur d’événements, le planificateur de tâches, la gestion des disques, des dossiers partagés, ou bien l’utilitaire de monitoring des performances.
  • Invite de commandes : lance une invite de commandes.
  • Invite de commandes (admin) : lance la même invite mais avec élévation des privilèges.
  • Gestionnaire de tâches : affiche le tout nouveau gestionnaire de tâches, qui permet d’avoir un aperçu rapide des processus en cours d’exécution, mais aussi de gérer les programmes lancés lors de l’ouverture de session.
  • Panneau de configuration : ouvre l’ancien panneau de configuration.
  • Explorateur de fichiers : ouvre l’explorateur de fichiers.
  • Rechercher : équivalent de Windows+Q ou du clic sur la loupe.
  • Exécuter : permet de lancer un programme, ou même un fichier en saisissant le nom d’exécutable ou le chemin complet.
  • Arrêter ou se déconnecter : pas besoin d’entrer dans les détails.
  • Bureau : affiche le bureau (équivalent de Windows+D) ou du clic dans le coin inférieur droit.

Options de la barre de tâches

Effectuez un clic droit sur la barre de tâches, et choisissez alors “Propriétés”. Dans la fenêtre qui s’ouvre, vous pouvez déterminer le comportement de la barre de tâches (verrouillage, regroupement d’applications, Aero Peek). Dans l’onglet “Navigation”, vous pouvez demander à ce que Powershell remplace l’invite de commandes dans le Power User Menu.

Options du Système

Ouvrez le fameux menu à l’aide des touches Windows + X (ou un clic droit sur le menu démarrer) et choisissez Système. Ensuite, dans la colonne à gauche, choisissez “Paramètres avancés“. Une petite fenêtre s’ouvre. Celle-ci vous permet de régler pas mal de paramètres. Bien sûr cela est réservé aux utilisateurs qui savent ce qu’ils font.

Paramètres système avancés

  • Performance : gestion des effets visuels, de la taille du fichier de pagination, et de la prévention d’exécution des données (DEP).
  • Démarrage et récupération : choix du système par défaut, temps d’affichage du menu de démarrage, désactivation du redémarrage automatique en cas d’écran bleu, taille de l’image mémoire pour le débogage.
  • Variables d’environnement : gestion des variables utilisateur et système. Par exemple c’est là qu’on modifie l’emplacement des fichiers temporaire, par utilisateur, ou pour le système.

Petite note à propos du swap : il est vivement conseillé de laisser au moins un fichier d’échange de 800 Mo sur un des disques de la machine.

Protection du système

Windows peut sauvegarder au fur et à mesure vos fichiers et vous permettre de restaurer le PC dans un état antérieur, en cas de problème. Si vous possédez peu d’espace disque vous pouvez modifier la taille de l’espace réservé par la protection du système, ou la désactiver.

Utilisation à distance

Pour une question de sécurité il est important de désactiver cette option. N’activez celle-ci que si cela vous est demandé. Il existe aussi des logiciels qui permettent de prendre le contrôle de votre machine qui sont tout aussi performants que TSE (ex : Teamviewer).

Matériel

Accédez au gestionnaire de périphériques, et déterminez si les applications des fabricants et icônes de périphériques peuvent être téléchargées automatiquement lors du branchement d’un appareil. Notez que cela n’empêche pas Windows de rechercher les mises à jour de vos pilotes à l’aide de Windows Update. Voir cet article pour masquer des mises à jour en particulier.

Nom de l’ordinateur

Gérez la description de votre PC, son nom sur le réseau et le groupe auquel il appartient (ou domaine – disponible seulement sur les versions pro et entreprise).

Options de l’Explorateur Windows

Rendez-vous dans l’explorateur (soit en cliquant sur Ordinateur depuis le bureau, soit en utilisant le raccourci Windows+E), ensuite choisissez l’onglet Affichage et cliquez sur Options.

Bon à savoir : dans ce nouvel explorateur de fichiers, dans l’onglet Affichage, on retrouve tout de même la possibilité d’afficher ou pas les éléments masqués à la volée, idem pour les extensions de fichiers ou les cases à cocher.

Panneau de configuration : comme à l’ancienne !

Vous disposez toujours de l’ancien panneau de configuration dans Windows 10 puisque malheureusement pas mal de paramètres n’ont pas été intégrés au nouveau. Pour le clavier, la souris, ou même pour les périphériques de son, on passe toujours par lui. Nous allons passer en revue quelques catégories qui pourraient vous être utiles.

Affichage

Il s’agit d’un lien direct vers les options concernant la mise à l’échelle des textes et fenêtres, ainsi que l’étalonnage des couleurs affichées à l’écran, ou l’apparence du texte ClearType.

Barre de tâches et navigation

Il s’agit d’un raccourci vers la fenêtre dont on a parlé plus haut dans ce même article. Cela vous permettra d’indiquer si la barre de tâches doit être automatiquement masquée, si elle doit être verrouillée, ou s’il faut regrouper ou non les applications.

Centre de synchronisation

Le fameux centre de synchronisation. Lorsque vous travaillez en réseau, vous pouvez indiquer quels dossiers peuvent être accessibles hors ligne. C’est ce qu’on appelle “Fichiers hors connexion“. Si vous ne l’utilisez pas, désactivez-là (sous-option Gérer les fichiers hors connexion, Désactiver).

Centre réseau et partage

Bien qu’il soit possible d’effectuer les tâches assez basiques depuis le nouveau panneau de configuration, vous aurez assez bien recours au centre réseau et partage pour configurer vos adaptateurs ou la manière dont sont partagés les dossiers publics de la machine.

Clavier

Accédez à cette fenêtre pour configurer la sensibilité de la frappe, ou bien la fréquence de clignotement du curseur lors d’une saisie.

Comptes utilisateur

Cette catégorie vous permet de gérer vos comptes utilisateur. Quelques liens renverront vers le nouveau panneau de configuration. Quant à l’option “modifier les paramètres du contrôle de comptes d’utilisateur“, elle permet de régler le niveau de l’UAC.

A gauche on retrouve également différentes tâches : gestion des informations d’identification, propriétés avancés ou encore modification des variables d’environnement.

Date et heure

Si vous êtes habitué à configurer la date et l’heure à l’ancienne alors cette fenêtre est faite pour vous. Réglage du fuseau, modification de la date effective ou configuration du temps internet (qu’on ne retrouve que là d’ailleurs).

Exécution automatique

Là encore il est possible de passer par cette catégorie du panneau de configuration pour gérer le comportement de l’exécution automatique lors du branchement d’un périphérique (par exemple, un disque dur externe). Et de manière plus poussée !

Gestion des couleurs

Si vous devez utiliser un profil ICC en fonction de l’écran utilisé, c’est par là qu’il faut aller. Pour en savoir plus consultez la documentation officielle à ce sujet sur le site de Microsoft. Le guide de téléchargement de profil écrit par Focus-Numérique est aussi d’une bonne aide.

Gestionnaire d’identification

Windows peut enregistrer vos informations d’identification pour quelques applications ou pour l’accès au réseau. Depuis cette fenêtre, ces informations peuvent être modifiées ou supprimées.

Historique des fichiers

Windows vous permet de conserver des versions différentes de vos documents personnels, de vos images, etc. Cela prend bien évidemment de la place sur le disque mais vous pouvez faire en sorte que la copie s’effectue sur un autre lecteur. Par défaut cette fonctionnalité n’est pas activée.

Langue

Windows permet, depuis Windows 8, de gérer facilement les différents packs de langue et les dispositions de clavier. C’est par l’intermédiaire de cette fenêtre que vous pourrez modifier les options de saisie (méthode d’entrée, services de texte, reconnaissance de l’écriture manuscrite). Cliquez sur “Ajouter une langue” pour installer ou configurer une nouvelle langue.

Options d’alimentation

Gérez les différents profils d’économie d’énergie afin que votre ordinateur puisse fonctionner dans des conditions optimales. A l’aide des paramètres avancés, vous pouvez définir la vitesse du processeur à adopter lorsque le PC se trouve sur secteur ou sur batterie, mais également d’autres paramètres (performances de la carte Wi-Fi, économie d’énergie de la liaison PCI Express, conditions de mise en veille).

Microsoft a mis en place – déjà dans la version 8 – ce qu’on appelle “Fast Startup” (en savoir plus). Cliquez sur “Choisir l’action des boutons d’alimentation” dans la liste de tâches à gauche, puis cliquez sur “Modification des paramètres actuellement indisponibles“. Dans les options tout en bas, cochez ou décochez “Démarrage rapide”. Si vous possédez un SSD, vous pouvez désactiver sans problème. Confirmez en cliquant sur “Enregistrer les modifications“.

Options de l’explorateur de fichiers

Aussi accessible depuis l’explorateur lui-même, onglet Affichage, puis icône Options, cette fenêtre vous permet de régler le comportement et / ou l’apparence lors de la navigation dans les dossiers : affichage des fichiers cachés et protégés, utilisation de processus différents pour chaque fenêtre, affichage des fichiers récemment ouverts, options de la recherche, etc.

Options Internet

Il s’agit de la boite de dialogue qui permet de configurer les paramètres d’Internet Explorer, ainsi que l’éventuel proxy à utiliser lors de la connexion au réseau.

Options d’ergonomie

Ancienne méthode pour configurer les différentes fonctionnalités pour améliorer l’ergonomie : narrateur, loupe, touches rémanentes. Tout a été conservé ! D’ailleurs on se demanderait bien pourquoi…

Outils d’administration

Destiné aux experts, ces outils vous permettent d’effectuer des tâches plus complexes : gestion des disques, gestion du démarrage des services, analyse des événements, diagnostic de mémoire, planification de tâches, configuration des sources ODBC, analyse des performances, défragmentation des lecteurs, gestion des composants DCOM, etc.

Pare-Feu Windows

Et oui, il faut encore passer par cette fenêtre pour gérer le pare-feu du système. De là on peut choisir quels sont les réseaux sur lesquels on va activer le pare-feu (ou carrément le désactiver complètement), et configurer les paramètres avancés (redirection de ports,…).

Périphériques et imprimantes

C’est encore cette version qu’on préfèrera à l’autre ; de là on peut gérer les différents périphériques dont les imprimantes, choisir laquelle on veut utiliser par défaut, ou modifier les paramètres du serveur d’impression.

Personnalisation

Configurez le thème à l’aide des anciens paramètres : choix de l’arrière-plan, couleur d’accentuation, choix des icônes affichées sur le bureau (dans la liste des tâches à gauche). Certains éléments redirigent vers le nouveau panneau de configuration.

Programmes et fonctionnalités

Gérez vos applications installées ou l’activation des fonctionnalités Windows à l’aide de la bonne vieille méthode. Rapide et efficace !

Programmes par défaut

Vous pouvez également modifier les programmes par défaut et les associations de fichiers / protocoles par le panneau de configuration. Cette catégorie devrait également avoir disparu … Pourquoi est-elle encore présente, c’est un grand mystère.

Reconnaissance vocale

Démarrez la reconnaissance vocale, configurez le micro, suivez les différents didacticiels pour apprendre à utiliser cette fonctionnalité, exécutez le module d’apprentissage de la voix,… A gauche, si vous cliquez sur le lien “Synthèse vocale”, vous obtiendrez une boite de dialogue pour choisir la voix liée à ce qui semble être l’environnement desktop. Il faut avouer qu’on commence un peu à s’y perdre, puisqu’à deux endroits on peut choisir une voix d’une personne tout à fait différente.

Récupération

C’est à partir de cet endroit que vous pouvez créer un lecteur de récupération (par exemple une clé USB), sur lequel démarrer quand votre ordinateur ne parvient pas à se lancer. Vous pouvez aussi, toujours au même endroit, configurer les paramètres d’espace disque de la restauration ou bien même la désactiver pour chacun des lecteurs.

Région

Ouvre une boite de dialogue à partir de laquelle on définit les options régionales (symbole de la monnaie, formats de la date et heure, pays d’origine). Utilisez l’onglet “Administration” pour modifier les paramètres avancés ou pour copier les choix de langue vers les autres comptes utilisateur, l’écran d’accueil et les comptes système.

Son

Accédez aux paramètres du son pour l’ordinateur afin de gérer les effets ainsi que les propriétés de la carte son.

Souris

Pour gérer la vitesse de la souris, l’apparence du pointeur ou le nombre de lignes à faire défiler à l’aide de la molette, c’est par ici qu’il faut aller. Si vous possédez un touchpad Synaptics, Elan ou autre, des onglets supplémentaires peuvent apparaitre dans la boite de dialogue.

Système

On l’a déjà vu bien haut dans l’article. La fenêtre qui s’ouvre affiche les informations du système (modèle de processeur, indice de performance, statut de l’activation) et permet d’accéder aux paramètres avancés (protection du système, variables d’environnement, paramètres de performance, fichier de pagination, etc).

Téléphone et modem

Si vous souhaitez établir une connexion à l’aide d’un modem ou ne serait-ce même qu’envoyer un fax, vous pouvez utiliser cette fonctionnalité du panneau de configuration. Il faudra, au préalable, définir certaines informations comme l’indicatif régional.

Windows Defender

Accédez à Windows Defender afin de gérer ses paramètres. S’il est désactivé (par exemple parce qu’un autre antivirus est installé) alors un message d’avertissement sera affiché à l’écran.

Programmes actifs au démarrage

L’utilitaire “msconfig” a disparu. Désormais, pour modifier la liste des programmes qui se lancent lors de l’ouverture de session, il faut se rendre dans le gestionnaire de tâches (petite astuce : clic droit sur la barres des tâches, choisir “gestionnaire de tâches”, ou encore à l’aide de CTRL+ALT+DELETE).

Registre Windows

Si vous vous sentez d’attaque, vous pouvez modifier certains paramètres à l’aide de la base de registre, ou carrément procéder à une fouille archéologique afin de nettoyer des éléments qui seraient liés à un programme mal désinstallé. Appuyez sur les touches Windows+R, tapez “regedit” et validez par Entrée. N’oubliez pas d’exporter les clés que vous modifiez au cas où il faudrait revenir en arrière…

Voilà qui conclut ce guide. Bon amusement !

[Système] Guide de configuration Windows 10 (I)

[Système] Guide de configuration Windows 10 (I)

Un grand nombre d’entre vous est peut-être encore perdu dans la multitude d’options proposée par Microsoft dans son nouveau système d’exploitation, Windows 10. Il est vrai qu’avec l’apparition d’un second panneau de configuration la firme n’a pas forcément facilité la donne. C’est pourquoi ce petit guide va vous venir en aide.

Petite mise en contexte au préalable, histoire de ne perdre personne dès le départ. Windows 10 est un système d’exploitation encore bien jeune. Sorti le 29 juillet 2015, celui-ci a déjà obtenu sa première grosse mise à jour en novembre. L’un des premiers objectifs de Microsoft était de créer un système d’exploitation unique pour plusieurs plate-formes, en visant le segment des terminaux mobiles et bien sûr les desktops et serveurs. En lançant son système la firme a également voulu marquer un grand coup marketing : proposer la gratuité de la migration depuis les versions 7 et 8/8.1 pendant un an.

Outre le retour tant attendu du menu démarrer, on retrouve également un nouvel explorateur, le navigateur Edge – venu remplacer Internet Explorer -, Direct X 12, de toutes nouvelles Windows Apps (Messagerie, Calendrier, Xbox, Groove Music, etc), l’assistant vocal Cortana, le système Continuum qui permet d’adapter l’interface par rapport au type de périphérique, et ce à chaque “modification” (ex : un PC avec un dock clavier qui passe en mode tablette), et encore bien d’autres petites choses qu’on ne voit pas forcément.

Mais il y a aussi les fonctionnalités qui fâchent la communauté. En terme de confidentialité, Windows 10 ne fait pas l’unanimité et ce à cause des nombreux paramètres qui remettent en question le respect de la vie privée. Localisation du périphérique activée par défaut, envoi de données sans le consentement de l’utilisateur, utilisation des informations personnelles pour l’activation de fonctionnalités telles que Cortana,… Ce guide va (aussi) vous permettre de désactiver pas mal de paramètres qui sont directement liés.

Un processus automatisé

Si vous êtes plutôt à l’aise avec des logiciels qui modifient de nombreuses clés de registre et des paramètres de sécurité de la machine, vous pouvez télécharger Spybot Anti-Beacon 1.5. Ce petit utilitaire va tout simplement “vacciner” votre système en quelques secondes en chipotant notamment dans la base de registre. Les opérations effectuées peuvent bien sûr être annulées. Le principal problème de ce genre de programme c’est qu’on ne sait pas forcément ce qu’il fait, même s’il est possible de lui “demander”.

Manuellement c’est bien aussi

Reste la manière classique : partir à la recherche des nombreux paramètres et les modifier avec ses petites mains. Notre guide aura également pour but de vous indiquer la localisation des différentes options de personnalisation. Après tout il y a aussi du bon dans le nouveau Windows…

Avant toute chose, il faut savoir où aller. Pour cela nous allons vous indiquer où se trouvent les deux panneaux de configuration. Si vous cherchez l’ancien, appuyez simplement sur les touches Windows+X puis choisissez “Panneau de configuration“.

Le nouveau peut être ouvert depuis le menu démarrer. Cliquez sur le logo Windows dans le coin inférieur gauche de l’écran puis choisissez l’option “Paramètres” dans la colonne de gauche. Cela aura pour effet d’afficher une nouvelle fenêtre, présentant diverses catégories.

Parmi ces catégories, on retrouve “Système”, dans laquelle on retrouvera des paramètres concernant l’affichage des notifications, le multitâche, la gestion de l’alimentation, etc. On retrouve également la catégorie “Personnalisation” qui va vous permettre de gérer votre arrière-plan de bureau, la couleur du thème ou bien l’image de l’écran de connexion. On accédera à Windows Update par l’intermédiaire de “Mise à jour et sécurité” où l’on retrouve également les fonctionnalités de sauvegarde et restauration mais aussi l’onglet de configuration de Windows Defender. Autre catégorie à ne pas oublier : “Confidentialité”. On s’y attardera à un moment dans ce guide.

Sans plus attendre, entrons dans le vif du sujet ! Commençons d’abord par le nouveau panneau de configuration.

Système

Comme cela a déjà été expliqué dans le paragraphe précédent, cette catégorie vous permet de gérer différents points comme l’affichage, le multitâche, les applications installées, ou de gérer les options d’alimentation. Regardons-y de plus près.

Affichage

Dans cet onglet vous pourrez modifier la taille du texte (mise à l’échelle), qui par défaut est à 100% sur la majorité des écrans. Vous pourrez gérer cela de façon globale ou pour chacun des écrans connecté à l’ordinateur. Il est également possible de définir l’orientation. Cliquez alors sur “Paramètres d’affichage avancés” pour modifier la résolution, étalonner les couleurs, gérer le texte ClearType, gérer le dimensionnement avancé, ou afficher les propriétés de la carte vidéo.

Notifications et actions

Dans cet onglet, vous pouvez gérer l’affichage des notifications. Celles-ci apparaissent en général dans le coin inférieur droit. Si vous en avez manqué une, il suffit de cliquer sur l’icône du centre de notifications dans la zone de notification.

Si vous êtes allergique à cette nouvelle fonctionnalité vous pouvez la désactiver. Certains antivirus peuvent le faire à votre place grâce à des modes “travail” ou “jeu”.

  • Afficher des conseils Windows (activé par défaut) : affiche des informations à propos du système, par exemple lorsque des mises à jour essentielles ont été installées.
  • Afficher les notifications d’applications (activé par défaut) : affiche toutes les informations émises par les applications. On peut désactiver le paramètre pour empêcher toutes les applications d’afficher leurs notifications, ou désactiver pour une application spécifique.
  • Afficher les notifications dans l’écran de verrouillage (activé par défaut) : l’écran de verrouillage s’affiche quand vous appuyez sur Windows+L (= verrouiller le PC), ou si cela a été demandé lorsque la machine sort de veille (= exiger un mot de passe à la sortie de veille).
  • Afficher les alarmes, rappels et appels VoIP sur l’écran de verrouillage (activé par défaut) : comme son nom l’indique, les alarmes et différents rappels seront affichés sur l’écran de verrouillage.
  • Masquer les notifications pendant une présentation (désactivé par défaut) : activez ce paramètre si vous lancez par exemple un diaporama et que vous ne souhaitez pas que les notifications apparaissent à l’écran.

Si vous avez activé “Afficher les notifications d’applications“, une liste d’éléments apparait en bas des paramètres. Cela vous permet de gérer l’affichage par application.

Dans cet onglet, vous pouvez également gérer les actions rapides. Il s’agit en fait des 4 premières actions affichées lorsqu’on ouvre le centre de maintenance. Cliquez sur chacune des icônes pour choisir une action.

Enfin, il reste encore deux options supplémentaires dont nous n’avons pas encore parlé : l’une vous permet d’activer ou désactiver des icônes système (par exemple, pour retirer de la barre des tâches, l’icône du centre de notifications ou du volume), l’autre vous permet de gérer l’affichage constant des autres icônes présentes.

Applications et fonctionnalités

Dans cet onglet vous retrouverez la liste des applications installées sur votre machine. Pour chacune d’entre elles, la taille est affichée. On peut, en cliquant sur leur nom, les modifier ou les désinstaller. Des critères de recherche permettent de trier les éléments dans un certain ordre (taille, nom) ou d’afficher les logiciels installés seulement sur C: ou sur un quelconque autre lecteur.

Enfin, si vous cliquez sur “Gérer les fonctionnalités facultatives” vous obtiendrez une liste de tout ce qui concerne les packs de langue pour la saisie et/ou la reconnaissance vocale. Choisissez un élément, cliquez sur “Gérer” pour accéder aux options de langue.

Multitâche

Cet onglet vous permet de définir le comportement à adopter dans plusieurs cas :

  • Organisation automatique des fenêtres en les déplaçant au bord de l’écran.
  • Ajuster automatiquement la taille lors d’un ancrage de fenêtre.
  • Lors d’un ancrage afficher ce qui peut l’être à côté.
  • Lors d’un redimensionnement d’une fenêtre ancrée, redimensionner ce qui peut l’être de manière automatique.
  • Affichage des applications de la barre des tâches sur le bureau actuel ou sur les bureaux virtuels.

Les bureaux virtuels font effectivement leur apparition dans Windows 10. Cela est une nouveauté intégrée directement au système. Auparavant il fallait passer par des solutions alternatives… ou utiliser Linux ?

Mode tablette

Si vous utilisez un périphérique “hybride” (qui peut être accompagné d’un clavier puis détaché pour fonctionner comme une tablette), ou bien … une tablette, alors ceci vous concerne. Vous pouvez activer manuellement le mode tablette, et indiquer à Windows que faire lorsqu’un changement est détecté (par exemple, si vous branchez un clavier externe à votre terminal).

Alimentation et mise en veille

Windows vous permet de gérer les options d’alimentation depuis son nouveau panneau de configuration. Gérez directement les actions à effectuer après X minutes.

Petit hic tout de même : lorsque vous cliquez sur “paramètres d’alimentation supplémentaires“, cela vous ramènera à l’ancien panneau de configuration où l’on peut sélectionner le profil. Pas très pratique surtout si on est en mode tablette. Bref pensez bien à modifier au mieux le profil actuellement utilisé par la machine si vous ne possédez pas de logiciel qui le fait à votre place (modifier les paramètres du mode – modifier les paramètres avancés).

Stockage

Si vous possédez un système avec un SSD et un disque dur pour y enregistrer vos données, vous pouvez modifier les emplacements par défaut pour les images, la musique, les vidéos ou vos documents. L’onglet affiche aussi l’espace disque restant, et lorsqu’on clique sur un périphérique, cela affiche le détail du calcul (quels sont les objets qui occupent de l’espace).

Cartes hors connexion

Windows intègre désormais Bing Maps et peut télécharger des mises à jour cartographiques pour pouvoir en disposer sans être connecté à internet. Vous pouvez, depuis la build 10586, modifier l’emplacement de stockage de celles-ci. Vous pouvez aussi déterminer si ces cartes doivent être mises à jour automatiquement ou non, et si cela peut être effectuée sur une connexion limitée (hotspot Wi-Fi, 3G/4G).

Applications par défaut

Windows ne permet plus aux applications de modifier directement leur état à ce niveau. Si vous souhaitez déterminer les applications à utiliser pour écouter de la musique ou naviguer sur le web, il faudra le faire depuis cet onglet. Cliquez simplement sur un élément pour le modifier. Des options supplémentaires vous permettent de gérer les applications à utiliser pour certains types de fichiers ou pour des protocoles en particulier.

Informations système

Cet onglet vous permet d’afficher les informations de base qui concernent votre système : modèle de processeur, quantité de mémoire RAM installée, type du système, ID du produit, état de l’activation, version interne, organisation ou domaine rejoint, etc. Vous pouvez également mettre à jour la clé de produit (pour effectuer une mise à niveau), gérer les paramètres de BitLocker, ou accéder directement au gestionnaire de périphériques.

Périphériques

Cette catégorie vous permet de configurer les paramètres liés aux périphériques branchés à votre ordinateur, comme les imprimantes, les scanners, le pavé tactile, ou tout autre périphérique USB. Par exemple, l’onglet “Exécution automatique” vous permet de déterminer les actions par défaut lors du branchement d’une clé amovible.

L’onglet “Imprimantes et scanners” vous permet notamment de choisir l’imprimante par défaut ou de déterminer si des mises à jour de pilotes peuvent être téléchargées sur des connexions limitées. L’onglet “Souris et pavé tactile” vous permet de choisir le bouton par défaut pour le clic, le nombre de lignes à faire défiler grâce à la molette, ou de configurer les paramètres avancé. Enfin l’onglet “Appareils connectés” est une sorte de gestionnaire de périphériques simplifié.

Réseau et internet

Comme son nom l’indique, cette catégorie vous servira à configurer les périphériques réseau mais également choisir un réseau Wi-Fi ou gérer vos connexions VPN pour le travail. Malheureusement il reste encore beaucoup de travail à Microsoft pour rapatrier les paramètres manquants dans ce nouveau panneau de configuration.

Consommation et données

Cet onglet peut vous être utile si vous utilisez des connexions Wi-Fi publiques ou 3G/4G dont le quota de téléchargement est limité. Il indique le total des 30 derniers jours. En cliquant sur “détail de la consommation” il est possible de voir quelle application a consommé le plus.

Réseau privé virtuel

Les réseaux privés virtuels (VPN) sont en général utilisés pour se connecter de la maison au travail et ainsi de disposer des fichiers et logiciels présents sur le réseau de l’entreprise. Cet onglet vous permet tout simplement de définir ou de modifier une connexion à un réseau de ce type, ainsi que de gérer le comportement en cas de connexion limitée et d’itinérance. Des liens supplémentaires sont présents pour vous aider à gérer les adaptateurs réseaux, le pare-feu ou afin d’accéder au centre réseau et partage. Ceux-ci ramènent à des éléments présents dans l’ancien panneau de configuration.

Accès à distance

Cet onglet vous permet tout simplement de créer une nouvelle connexion à distance, que ce soit à un point d’accès Wi-Fi ou un réseau VPN. Cliquez sur le lien “Configurer une nouvelle connexion“, puis suivez les étapes affichées à l’écran.

Ethernet

Tous les adaptateurs Ethernet s’affichent dans cet onglet. Lorsque vous cliquez sur un élément, vous obtenez le détail de la configuration IP : adresses IPv4 et IPv6, adresse MAC, fabricant et modèle de l’adaptateur, version du pilote, serveur DNS. Toutes ces informations peuvent être copiées dans le presse-papiers. Vous pouvez aussi décider de rendre votre périphérique détectable ou non.

Proxy

Si vous vous connectez par l’intermédiaire d’un serveur proxy, il sera nécessaire de le définir à l’aide de cet onglet. Saisissez les différentes informations : soit à l’aide d’un script, soit manuellement (adresse, port, exceptions d’URL).

Wi-Fi

Gérez les connexions à vos réseaux sans fil favoris. Dans cet onglet il faudra également penser à désactiver certains paramètres (en cliquant sur le lien “Gérer les paramètres Wi-Fi“). Microsoft a en effet introduit un assistant qui permettra à votre PC de se connecter à des réseaux selon des suggestions fournies par vos contacts. Si vous liez votre utilisateur local à votre compte Microsoft alors cet assistant sera activé par défaut.

Ainsi,

  • Se connecter selon les suggestions fournies aux AP ouverts = désactivé.
  • Me connecter aux réseaux de mes contacts = désactivé.

Personnalisation

Dans Windows 10, tout a changé (ou presque). Retour du menu démarrer, mais également nouvelles icônes, et une interface très épurée. On appelle souvent ça le “flat design“. Tout est quasiment sans relief, avec des écritures très claires et parfois très grandes. La catégorie “Personnalisation” vous aidera à modifier votre arrière-plan, les couleurs du thème, le look de l’écran de verrouillage, ou encore la disposition des éléments du menu démarrer.

Arrière-plan

Cet onglet vous permet de choisir l’arrière plan de votre bureau et son ajustement. Choisissez l’image, soit à partir des photos proposées par le système, soit à partir d’un dossier de la machine, puis déterminez l’ajustement (remplir, ajuster, vignette, centrer, etc).

Couleurs

Vous pouvez choisir une couleur pour le thème : cela affectera notamment les barres de titre de vos applications mais aussi la barre de tâches ou les écrans qui affichent “redémarrage” ou “arrêt en cours”. La couleur peut être choisie automatiquement à partir de votre arrière-plan, ou depuis une palette de couleurs.

Trois options supplémentaires sont également présentes :

  • Afficher la couleur pour le menu démarrer, la barre des tâches (…) : indiquez si la couleur d’accentuation va être utilisée pour ces objets ou non.
  • Voir à travers le menu démarrer, la barre de tâches, (…) : indiquez s’il doit y avoir un effet de transparence sur ces éléments ou non.
  • Paramètres de contraste élevé : gérez le contraste des différents éléments si vous avez une quelconque déficience visuelle.

Écran de verrouillage

Cet écran peut également être personnalisé : choisissez l’image de fond et si celle-ci doit être affichée, l’application pour laquelle on affiche systématiquement l’état, et les applications qui peuvent afficher des éléments de manière réduite (par exemple, le compteur de messages). Des liens supplémentaires vous permettent de gérer les options d’alimentation (délai d’expiration de l’écran, paramètres de veille.

Thèmes

Cet onglet regroupe des liens qui ramènent :

  • Vers la gestion des thèmes de l’ancien panneau de configuration.
  • Vers la gestion des sons, toujours issu de l’ancien panneau.
  • Vers les paramètres des icônes affichées sur le bureau (pour afficher ou masquer les éléments Ordinateur, Fichiers de l’utilisateur, Corbeille, Réseau, Panneau de configuration). (!)
  • Vers les paramètres du pointeur de la souris (modification de l’apparence du curseur dans plusieurs situations) ; paramètre que l’on retrouve depuis Windows 98 (et même peut-être avant).

Accueil

Le nouveau menu démarrer peut, lui aussi, être personnalisé :

  • Afficher plus de vignettes (désactivé par défaut) : permet d’afficher des colonnes supplémentaires où l’on disposera de nouvelles vignettes – si l’écran le permet. Par défaut, si ce paramètre est activé, une colonne vide apparait pour y placer des éléments.
  • Afficher occasionnellement des suggestions (désactivé par défaut) : il s’agit d’une catégorie qui apparaitra sous les éléments “les plus utilisés“. Elle permet d’afficher des applications issues du Store que vous pourriez aimer. Vous pouvez laisser désactivé.
  • Afficher les applications les plus utilisées (activé par défaut) : option qui existait déjà dans Windows 7 pour afficher les programmes récemment utilisés.
  • Afficher les applications récemment ajoutées (activé par défaut) : affiche les applications qui ont été installées sur votre machine durant les derniers jours.
  • Utiliser le menu démarrer en plein écran (désactivé par défaut) : cette option peut également être activée sur les PC desktop si l’écran d’accueil de Windows 8 vous manque. En mode tablette cette option sera automatiquement cochée.
  • Afficher les éléments récemment ouverts (activé par défaut) : cela affecte notamment les options contextuelles qui s’affichent lors d’un clic droit sur une application dans la barre de tâches (exemple : URL fréquemment visitées de Firefox, documents ouverts dans Word 2016,…)

Un lien est également présent pour vous aider à choisir la liste des dossiers affichés dans le menu démarrer. Par défaut on retrouve l’explorateur de fichiers et l’accès aux paramètres (nouveau panneau de configuration du système). Libre à vous d’ajouter d’autres dossiers à la liste actuelle.

Comptes

Cette catégorie vous permet de gérer votre compte (local ou Microsoft), la sécurité de connexion, la connexion à un domaine Active Directory, de gérer les autres utilisateurs de la machine (créer ou modifier des comptes), et de gérer les options de synchronisation.

Adresse de messagerie et compte

L’onglet vous permet de basculer entre un compte local et un compte Microsoft, et de choisir votre avatar. L’avantage d’utiliser un compte de messagerie, c’est tout simplement afin d’activer la connexion rapide dans les Windows Apps, comme le Store, Skype ou Mail. Cela permet également d’établir automatiquement une connexion à OneDrive et de synchroniser les paramètres / fichiers de votre PC.

Options de connexion

Si vous souhaitez revoir la sécurité de votre machine, vous pouvez modifier votre mot de passe ou même définir un code PIN qui remplacera le mot de passe dans de nombreux cas. Vous pouvez aussi déterminer quand Windows redemandera le mot de passe (Jamais, ou bien Lorsque le PC sort du mode veille).

Accès professionnel

A utiliser dans un milieu… pro ! Rejoignez par exemple l’Active Directory de votre école / entreprise (Azure AD), ou inscrivez votre appareil à la “gestion des appareils MDM“, qui permet notamment à votre administrateur d’avoir un certain contrôle de ce qui se trouve installé sur votre PC.

Famille et autres utilisateurs

Windows a intégré une gestion des comptes assez basique dans son nouveau panneau de configuration. Les utilisateurs considérés comme la famille sont en fait des comptes de type Invité, auxquels ont peut restreindre l’accès à certains éléments. Enfin, il est possible d’ajouter, modifier ou de supprimer d’autres comptes et de définir leur type (Administrateur ou simple utilisateur).

Synchroniser vos paramètres

Onglet très important surtout si vous aimez avoir un contrôle sur ce qui transite sur le web et surtout lorsque ça concerne vos informations personnelles. Si vous connectez votre machine à un compte Microsoft, Windows va automatiquement synchroniser vos paramètres sur OneDrive. Cela inclut notamment les mots de passe.

Vous pouvez désactiver la synchronisation de manière globale, ou activer/désactiver certains éléments uniquement. Par défaut Windows synchronisera les éléments de votre thème (couleur, image d’arrière-plan), mots de passe, préférences linguistiques, paramètres d’IE, options d’ergonomie et d’autres paramètres. Cela veut dire que si vous connectez un autre PC à votre compte Microsoft, tous ces éléments vont être récupérés dans votre OneDrive. Sachez que ceux-ci sont cryptés sur les serveurs de Microsoft, mais bon, il n’est pas conseillé d’utiliser de gestionnaire de mots de passe en ligne. La raison parait assez évidente…

Heure et langue

Nous ne nous attarderons pas sur cette catégorie ; celle-ci vous permet notamment de modifier la date/heure, le fuseau horaire, la région, la langue, et les paramètres de la synthèse vocale. Encore une fois Microsoft a du pain sur la planche afin d’éviter de ramener trop souvent à son ancien panneau de configuration.

Options d’ergonomie

Certains utilisateurs peuvent avoir une déficience visuelle ou tout autre handicap qui ne permet pas d’utiliser pleinement les fonctionnalités proposées, sans avoir un minimum d’aide. Microsoft a pensé à eux en intégrant différents outils : la loupe, le narrateur, l’activation du contraste élevé, les sous-titres, les touches rémanentes, etc. Nous n’entrerons pas dans les détails mais il existe de nombreux paramètres afin d’améliorer au mieux l’ergonomie pour tous.

Confidentialité

On va s’attarder un peu plus longtemps sur cette catégorie qui regorge d’options à désactiver.Windows 10 est considéré comme très mauvais élève en ce qui concerne la confidentialité. On pourrait même le qualifier d’intrusif. De nombreux détracteurs remettent en question le respect de la vie privée, et pas forcément à tort. Voyons ensemble quels sont les paramètres à désactiver pour s’assurer d’avoir plus de tranquillité.

Général

On retrouve de nombreuses options :

  • Laisser les applications utiliser mon identifiant de publicité : désactiver. Cela est en rapport avec les affichages d’annonces ciblées à l’aide d’un identifiant auto-généré en tant que cookie ou récupéré depuis votre compte Microsoft.
  • Activer le filtre Smart Screen : activer. Permet d’avertir l’utilisateur lorsqu’il accède à du contenu web dont l’identité n’est pas vérifiée par Microsoft. Attention qu’il s’agit là d’un filtre très basique, éventuellement à désactiver si l’on possède un bon antivirus.
  • Envoyer à Microsoft des informations sur mon écriture : désactiver. Bien que cela optimise les suggestions lors d’une frappe, cela envoie tout de même vos saisies (sans qu’on puisse vraiment vérifier quoi).
  • Permettre aux sites web d’accéder à ma liste de langues : désactiver.
  • Gérer les informations de personnalisation et publicité Microsoft : ouvre votre navigateur par défaut, et vous permet d’activer/désactiver les annonces publicitaires. Désactivez tout et répétez l’opération en ouvrant l’URL https://choice.microsoft.com/fr-FR/opt-out dans chacun de vos navigateurs.

Localisation

Par défaut, la localisation générale de votre périphérique est activée. Cliquez sur le bouton “Modifier” pour gérer l’état et désactiver (recommandé). Si vous souhaitez la laisser activée, pour une raison ou l’autre, alors vous pourrez gérer les paramètres pour chaque application qui requiert votre position. Une option vous permet aussi d’effacer l’historique des emplacements enregistré.

Caméra, microphone

Dans ces onglets, choisissez si vos périphériques peuvent être utilisés et par quelles applications (si applicable). A nouveau on peut modifier globalement ou pour une application spécifique.

Voix manuscrite et frappe

Windows intègre ce qu’on appelle l’assistant vocal Cortana. C’est en fait un assistant qui agit comme Siri : votre voix est analysée, votre question traitée, et Cortana affiche à l’écran ce qui correspond. Microsoft peut aussi analyser vos saisies pour améliorer les suggestions lors de recherches. Pour éviter cela, cliquez sur “Arrêter de me connaitre“.

Il faut également penser à vérifier les autres paramètres de l’assistant. Appuyez sur les touches Windows+Q de votre clavier, puis cliquez sur la roue crantée dans la popup. N’hésitez pas à forcer la désactivation de Cortana et de la recherche en ligne, et pensez à désactiver l’historique des recherches d’appareils.

Informations sur le compte

Si vous n’utilisez aucune Windows Apps alors vous pouvez librement désactiver le paramètre qui autorise l’exploitation de votre avatar, de votre nom et d’autres informations. Si vous désactivez ce paramètre certaines applications pourraient ne plus fonctionner.

Contacts

Déterminez les applications qui peuvent avoir accès à la liste de contacts sur votre compte. Par exemple, si vous empêchez “Messages et Skype” d’y accéder, l’application ne pourra pas fonctionner correctement et vous ne pourrez ni envoyer, ni recevoir de messages / d’appels. Désactivez donc au compte-gouttes.

Calendrier

Il en va de même pour votre calendrier. Choisissez quelles applications peuvent avoir accès au calendrier et à vos rendez-vous. Il est également possible de désactiver l’accès aux informations de manière globale.

Historique des appels

Déterminez la liste d’applications ayant accès à l’historique de vos accès. De nouveau il faut procéder de manière prudente en fonction des applications utilisées (ou pas). On peut aussi désactiver de manière globale.

Courrier électronique

Indiquez quelles sont les applications qui peuvent envoyer du courrier et accéder à votre adresse e-mail. Là encore on peut désactiver de manière globale, ou configurer application par application, en fonction de l’utilisation.

Messagerie

Les options de confidentialité pour la messagerie concernent l’envoi de messages (SMS ou MMS) à l’aide de vos applications. Désactivez de manière globale ou en fonction de votre utilisation. Si vous désactivez pour Messages et Skype par exemple, alors l’application en question ne sera plus capable d’envoyer ou recevoir des messages instantanés.

Radios

Choisissez si vos périphériques radio peuvent être automatiquement activés ou désactivés (exemple : Bluetooth). Là encore le paramètre peut être désactivé de manière globale, mais vous pouvez choisir les autorisations application par application.

Autres appareils

Gérez les options de synchronisation de données entre périphériques. Par exemple, Windows peut partager des informations avec un projecteur ou bien directement avec une console Xbox One sur votre réseau.

Commentaires et diagnostics

Lors d’un plantage, ou si vous souhaitez faire des suggestions, Windows doit envoyer des commentaires sur les serveurs de Microsoft. Il est possible de contrôler cela.

  • Windows demande à recevoir mes commentaires : jamais.
  • Envoyer les données de l’appareil à Microsoft : de base.

Cependant si vous utilisez une version Insider et que vous souhaitez faire part de vos suggestions à la communauté ou de rapports de plantage, alors vous aurez peut-être envie de régler différemment ces paramètres.

Applications en arrière-plan

Beaucoup de Windows Apps peuvent s’exécuter en arrière-plan et faire transiter des données. Cela peut aussi avoir un impact sur la batterie de votre PC portable. Choisissez donc les applications qui peuvent afficher des notifications et interagir de manière tout à fait invisible. Par exemple, si vous désactivez le paramètre pour l’application Photos, celle-ci n’analysera plus vos dossiers en temps réel.

Mises à jour et sécurité

Dernière catégorie de la fenêtre Paramètres et pas la moins importante. C’est ici que vous retrouverez Windows Update ou bien Windows Defender, l’antivirus de base proposé par Microsoft. On y retrouve également les fonctionnalités de sauvegarde et de récupération, et d’activation du système.

Windows Update

En temps normal Windows recherche les mises à jour de manière automatique. Mais vous pouvez contrôler cela dans cet onglet, et même forcer une recherche. Dans les options avancées, n’hésitez pas à contrôler le “mode de distribution des mises à jour” et désactivez la “mise à jour provenant de plusieurs emplacements“, ou n’autorisez celle-ci que depuis des PC du réseau local.

Windows Defender

Choisissez ou non d’utiliser la protection de base de Windows Defender. Si vous utilisez un antivirus tiers, il sera automatiquement désactivé.

Sauvegarde

Créez une sauvegarde de vos fichiers sur un lecteur externe. L’utilitaire de sauvegarde et restauration déjà présent dans Windows 7, est également disponible.

Récupération

Si votre ordinateur ne fonctionne pas correctement, et que rien n’a su corriger vos problèmes, alors cet onglet est fait pour vous. Soit vous pouvez demander à repartir d’un système tout frais, soit vous pouvez décider de revenir à une version précédente (si les fichiers sont toujours présents – pour Windows 7 et 8 vous avez 30 jours maximum). Vous pouvez aussi accéder à des outils avancés en cliquant sur “Redémarrer maintenant“.

Activation

Cet onglet vous permet de vérifier le statut de l’activation. Vous pouvez aussi modifier la clé de produit, ou accéder au Windows Store pour acheter une mise à niveau (vers une version pro par exemple).

Pour les développeurs

Indiquez quelles applications peuvent être installées. Ces options concernent uniquement le développement. Pour en savoir plus, consultez le lien suivant : go.microsoft.com/fwlink/?LinkID=532822.

[Mémo] Réparer les fichiers système corrompus

[Mémo] Réparer les fichiers système corrompus

Sur Windows il peut arriver que vous vous retrouviez avec des fichiers système corrompus (par exemple après une infection), et cela peut rendre votre système instable ou entrainer des comportements étranges. Microsoft a eu la bonne idée d’intégrer au système un utilitaire qui s’appelle SFC. Sous XP il est nécessaire d’insérer le CD d’installation afin de réparer les éventuelles erreurs. Sous Windows 8 et supérieur, le fonctionnement est un peu différent.

Analyser et réparer les fichiers système

La première commande appelle donc l’utilitaire SFC. On lui donne le paramètre “scannow”. Ce paramètre va indiquer à l’outil d’analyser immédiatement tous les fichiers système protégés et de remplacer les versions incorrectes par les versions appropriées.

sfc /scannow

L’opération peut prendre un certain temps. Si vous possédez un SSD cela varie entre 5 et 10 minutes. Sur un disque dur il faut compter facilement 15 voire 20 minutes, notamment en fonction de ce qui est à remplacer ou non.

En cas d’erreur d’exécution de la commande, réessayez en mode sans échec. Si vous ne savez pas comment faire, les liens suivants peuvent vous aider.

Réparer le magasin de composants

Dans certains cas, l’utilitaire SFC peut ne pas réussir pas à remplacer un ou plusieurs fichiers. Cela peut provenir d’une erreur dans le magasin de composants Windows. Sous Windows 7, Server 2008 et Vista, il existe l’utilitaire CheckSUR (KB947821) afin de le réparer. Sous Windows 8 et Windows Server 2012, le fonctionnement est différent et il n’est pas nécessaire de télécharger d’outils supplémentaires. En effet, Microsoft a introduit la fonctionnalité “Inbox Corruption Repair“.

Dans les faits il y a un processus qui, de manière invisible, va vérifier l’état des fichiers système lors d’une installation de mise à jour et remplacer les fichiers corrompus en ré-téléchargeant les versions adéquates depuis Windows Update. Pour le faire manuellement on utilise l’utilitaire DISM “Deployment Imaging and Servicing Management“.

Pour exécuter les commandes suivantes, vous devez ouvrir une invite de commandes avec les privilèges administrateur.

Dism /Online /Cleanup-Image /CheckHealth

Cette commande va vous retourner le dernier état qui a été attribué à l’image. Cela signifie que même si l’image a été marquée comme étant en bon état, elle pourrait tout à coup être corrompue. Aucun fichier journal (log) n’est généré lors de l’appel à la commande.

Dism /Online /Cleanup-Image /ScanHealth

La commande ci-dessus va scanner le magasin de composants afin de voir s’il y a des éléments corrompus ou non. Cette opération prend un peu plus de temps. Pour chaque élément corrompu, un enregistrement est affiché au fichier journal (log). Cette opération peut prendre de 5 à 10 minutes et peut sembler bloquée aux alentours de 20%. Il faut juste laisser aller et prendre un café en attendant.

Dism /Online /Cleanup-Image /RestoreHealth

Si corruption il y a, le paramètre “RestoreHealth” va permettre de lancer une réparation automatique. Ce processus est bien plus long (il faut compter entre 15 et 20 minutes). Comme pour la commande précédente, le processus peut sembler bloqué aux alentours de 20%. Il ne faut pas s’inquiéter, il faut juste patienter et manger un bout.

Si vous ne possédez pas d’accès à internet pour permettre de récupérer les fichiers de remplacement, vous pouvez spécifier le paramètre “Source:wim” dans la commande précédente. La valeur “PATH” ci-dessous doit être remplacée par le chemin complet vers le fichier “install.wim” qui contient les fichiers de remplacement. Sachez que ce fichier est présent sur le DVD original de Windows 8.1, dans le dossier “Sources”.

Dism /Online /Cleanup-Image /RestoreHealth /Source:wim:PATH:1

Une fois le magasin de composants réparé, lancez à nouveau l’utilitaire SFC et observez le résultat.

Sources

Eight Forums
Malekal

[Exchange] Exporter une boite mail à l’aide d’EMS

[Exchange] Exporter une boite mail à l’aide d’EMS

Si vous possédez Exchange 2010 SP2 ou supérieur, vous pouvez exporter une boite mail au format PST puis l’importer dans une autre. Cela peut se faire à l’aide d’Exchange Management Shell. Cela nécessite d’abord de créer les permissions pour l’exécution des commandes d’import/export. Vous pouvez vous référer à la documentation Technet #FF45927 pour en apprendre davantage.

Ouvrez d’abord Exchange Management Shell – il s’agit de l’invite de commandes PS dédié -, attendez que la connexion soit établie, puis attribuez les droits pour le rôle d’Import/Export, à l’aide de la commande suivante :

New-ManagementRoleAssignment -Role "Mailbox Import Export" 
 -User "Administrateur"

Si vous vous connectez avec un administrateur dans un domaine pour effectuer cette opération, remplacez “Administrateur” par “NOM_DOMAINE\Administrateur”. Une fois cette opération effectuée vous devriez voir apparaitre un résumé de ce qui a été attribué. Fermez la fenêtre du shell puis rouvrez-en une.

Exporter

Créez maintenant un dossier partagé sur l’un de vos serveurs (cela peut être un dossier créé en local mais pour lequel on génère un nom de partage). Donnez les droits d’accès complets à l’utilisateur “Exchange Trusted Subsystem“. Notre dossier est sur “C:\Export” et a été partagé en tant que \EWS01Export. On y stockera les fichiers *.PST des boites mail.

Une fois le répertoire créé avec les bons droits d’accès, il faut retourner dans l’invite de commandes d’Exchange, et saisir la commande suivante pour lancer une requête d’export. Les paramètres seront le nom d’utilisateur pour lequel on souhaite exporter les données, et le répertoire dans lequel on va stocker le fichier *.PST :

New-MailboxExportRequest -Mailbox JONNY 
 -FilePath \EWS01Exportmb_jon.pst

Si la commande aboutit, – cela peut prendre quelques secondes avant qu’elle ne soit validée par le système -, Exchange indiquera que la requête a été “mise en file d’attente” (Statut = Queued). A tout moment on peut obtenir la progression de celle-ci en saisissant la commande suivante, toujours dans l’invite :

Get-MailboxImportRequest

Cette commande va renvoyer le statut en cours : “In Progress” ou encore “Completed” sont les états qui apparaissent généralement. On peut également obtenir plus de détails en complétant la commande comme dans l’exemple ci-dessous :

Get-MailboxImportRequest | fl

Une fois que votre requête est marquée comme “complétée”, il faut simplement supprimer la demande dans le système. En utilisant la commande suivante, l’invite vous demandera de confirmer l’effacement. Il faut utiliser la touche “T” suivie de Entrée pour valider.

Get-MailboxExportRequest | where {$_.status -eq "Completed"} 
 | Remove-MailboxExportRequest

Dans l’immédiat on ne sait pas vérifier le contenu du PST, sauf en l’important sur une machine quelconque. Ce qui nous intéresse ici, c’est de l’importer dans une boite mail fraichement créée. Pour cela il va falloir suivre les étapes ci-dessous.

Importer

Une fois le fichier PST créé on peut l’importer dans une autre boite mail. On n’y pense pas mais c’est quand même mieux que de s’amuser à transférer les mails un par un ou de demander à l’utilisateur d’effectuer cette opération qui peut être longue, surtout si la boite contient de nombreux éléments.

New-MailboxImportRequest -FilePath \EWS01Exportmb_jon.pst 
 -Mailbox ALFRED

On va demander au système de créer une requête d’import pour le fichier PST. C’est dans la boite d’Alfred qu’on va importer tous les éléments de Jonny. Il existe de nouveau une commande pour connaitre le statut de la demande.

Get-MailboxImportRequest

Comme on peut le constater, celle-ci n’est pas très différente de celle utilisée pour l’export. De nouveau on obtient le statut, qui peut être “In Progress” ou encore “Completed“. Nous ne connaissons pas tous les états par cœur, mais celui qui nous intéresse est bien sûr le tout dernier. Une fois l’opération signalée comme terminée, il faudra exécuter :

Get-MailboxImportRequest | where {$_.status -eq "Completed"} 
 | Remove-MailboxImportRequest

De nouveau l’invite demande s’il faut clôturer la (ou les) requête(s). On répond directement à l’aide de la touche “T” pour traiter tous les éléments en une seule fois, puis on appuie sur Entrée. Toutes les requêtes sont alors effacées.

Sources

Exchange Server Pro

[Mémo] Activer Intel Smart Response via CLI

[Mémo] Activer Intel Smart Response via CLI

Tout d’abord télécharger les drivers adéquats pour votre chipset, ainsi que l’interface en ligne de commandes qui correspond. Si vous avez activé le RAID dans le BIOS, et si vous avez déjà effectué toutes les manœuvres pour tenter de réactiver le cache avec un SSD mais que rien n’a fonctionné, voici ce que vous pouvez faire…

On part donc bien sur le principe que le disque est initialisé mais avec aucune partition de créée (unalloced space). Dans l’interface Windows du pilote Rapid Storage, le SSD et le disque dur apparaissent tous les deux en état “Normal” et l’onglet “Technologie de Réponse Intelligente” n’apparait pas. Sur notre machine de test, le système d’exploitation est un Windows 8.1 64 bits.

On commence par créer un volume cache sur le SSD :

rstcli64 --accelerate --createCache --SSD [#ID] --cache-size XX

Pour récupérer l’identifiant du SSD, on peut utiliser l’argument -I de la commande rstcli. Une fois que l’identifiant est connu, on peut remplacer [#ID] par celui-ci. Par exemple, nous avons notre SSD avec l’ID 0-5-0-0. Sa taille est de 30 GB d’après l’utilitaire. La commande donnera ceci :

rstcli64 --accelerate --createCache --SSD 0-5-0-0 --cache-size 30

Une fois que cette commande a été exécutée une notification apparait dans la barre de tâche pour indiquer que le volume “Cache_Volume” a été créé sur le disque SSD dans le port 5. Nous avons ensuite voulu l’associer avec l’argument –setAccelConfig mais avons eu un joli message d’erreur “Disk has no space for metadata, is not available or is not in normal state“. Après plusieurs essais, nous avons tout simplement utilisé l’option “Disassociate”, comme dans la commande suivante. Nous avons supposé qu’elle enlève toute liaison existante avec le volume de cache:

stcli64 --accelerate --disassociate --cache-volume Cache_Volume

La commande retourne alors 0 si tout se passe bien. Si on ferme et qu’on ouvre à nouveau l’interface graphique du pilote Rapid Storage, et qu’on se rend dans l’onglet “Performance” puis “Technologie de Réponse Intelligente“, on peut alors choisir le périphérique à accélérer, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent. On peut également exécuter la commande suivante:

rstcli64 --accelerate --setAccelConfig --disk-to-accel [#ID] --mode enhanced

Le mot-clé [#ID] peut être remplacé par l’identifiant du disque dur qui doit être accéléré. On spécifie également le mode à utiliser, qui dans notre cas est le mode “Amélioré”. Il s’agit du cache en lecture seulement. Le mode “Optimisé” doit être utilisé avec précaution.

rstcli64 --accelerate --setAccelConfig --disk-to-accel 0-0-0-0 --mode enhanced

La commande ci-dessus est l’exemple qui a été utilisé sur notre machine où le problème s’était présenté. Le disque dur Hitachi qu’il faut accélérer est installé sur le port 0. Après exécution de la commande, vous devriez voir un popup apparaitre pour indiquer que c’est actif. Idem si vous avez effectué cette opération depuis l’interface graphique.

[WD20] Envoyer un e-mail

[WD20] Envoyer un e-mail

Pour envoyer un e-mail depuis votre application Windev, vous pouvez notamment utiliser la fonction LanceAppliAssociée() qui ouvrira la messagerie par défaut. Le paramètre à préciser est en fait une chaine qui contiendra l’URL “mailto”. Celle-ci pourra contenir des champs pré-remplis (sujet, destinataire, fichier à attacher). Bien sûr, pour que cela fonctionne, il faut qu’un logiciel de messagerie soit associé à ce protocole. Pour information la fonction ne peut pas être utilisée dans une application Linux.

Il y a une autre solution qui peut être mise en place dans Windev : l’utilisation des variables et fonctions Email. Grâce à ces éléments il va être possible d’envoyer un e-mail à travers le protocole IMAP ou SMTP, ou même en utilisant un profil Outlook.

Envoyer à l’aide d’une connexion SMTP

On déclare tout d’abord dans notre code une variable qui sera de type Email. On va appeler celle-ci “eMonMessage“. Elle contient de nombreuses propriétés qui permettent de modifier les caractéristiques du message (sujet, contenu, destinataires, etc). L’avantage par rapport à la structure proposée par Windev, c’est qu’il n’est pas obligatoire d’indiquer explicitement le nombre de destinataires (à/cc/cci) avant de spécifier leurs adresses. C’est donc un gain de temps !

Parmi les propriétés qu’on peut spécifier :

  • Sujet : texte contenant le sujet de votre message.
  • Expéditeur : champ “From” de l’en-tête du message ; peut contenir un e-mail ou du texte (exemple : NOM ).
  • Destinataire : tableau contenant les adresses e-mail des destinataires. On peut ajouter les éléments à l’aide de la fonction Ajoute (eMonMessage..Destinataire, “email”).
  • Cc / Cci : tous deux des tableaux, permettent d’ajouter des destinataires en copie conforme (invisible ou non). On peut aussi utiliser la fonction Ajoute() pour les remplir.
  • Message : texte au format brut ; si on ne souhaite pas utiliser de mise en forme spécifique. Certains destinataires préfèrent en effet recevoir des messages sans formatage.
  • HTML : si on souhaite avoir une mise en forme il faut alors spécifier le contenu en HTML. On pourra l’importer depuis un fichier (avec toutes les images associées) ou saisir directement le code.

Exemple :

Sur l’image on peut voir qu’on renseigne bien l’expéditeur, le sujet, le contenu du message (texte brut) ainsi que le destinataire. Dans cet exemple vous constaterez que les adresses e-mail sont stockées dans des variables locales.

Attacher un fichier

Il est possible d’attacher un ou plusieurs fichiers à votre e-mail. Vous pouvez soit passer par la variable EmailAttache, soit utiliser la fonction EmailChargeFichierAttaché(). Cette dernière est très pratique car il n’est pas nécessaire de s’occuper de charger le contenu du fichier à l’aide de code supplémentaire ou de définir le type MIME. On passe en paramètre la variable de type Email et le chemin du fichier à attacher.

Bien sûr si vous souhaitez utiliser la variable EmailAttache, vous pouvez toujours consulter l’exemple dans la documentation officielle de PC SOFT. En résumé, il suffit de spécifier les propriétés Nom, Contenu (on utilise fChargeTexte() pour ça), ContentType (type MIME) et ContentDescription, puis de l’ajouter dans le tableau des fichiers attachés de notre message initial.

Ouvrir la session et envoyer le message

On va ici ouvrir la session à l’aide de la fonction EmailOuvreSessionSMTP() qui renvoie un booléen pour déterminer si la connexion a abouti. Les paramètres de cette fonction sont, dans l’ordre :

  • Nom d’utilisateur ; celui-ci sera réutilisé en tant qu’identifiant de session.
  • Mot de passe : lié au compte utilisateur.
  • Serveur : adresse IP ou nom DNS du serveur auquel on se connecte.
  • Port : port lié au serveur (ex : 25 par défaut, 587 pour une connexion TLS).
  • Mode asynchrone : utilisé uniquement pour le web.
  • Options : facultatif, à utiliser dans le cas d’une connexion TLS/SSL.

Exemple :

Ensuite, comme on peut le voir dans l’exemple ci-dessus, on va appeler la fonction EmailEnvoieMessage() si la session a bien été ouverte. En paramètre on spécifiera l’identifiant de la session SMTP (donc le nom d’utilisateur dans ce cas) et la variable Email qui a été construite lors des étapes précédentes. La fonction renvoie également un booléen pour indiquer si le mail est bien parti ou non. En cas d’erreur, on peut afficher les informations issues de ErreurInfo().

Il faut ensuite fermer la session avec EmailFermeSession(). Le paramètre est de nouveau l’identifiant de la session, qui est dans notre cas, le nom de l’utilisateur. Voilà, c’est terminé, vous savez désormais envoyer des e-mails avec Windev.

[Java] Charger et imprimer un PDF

[Java] Charger et imprimer un PDF

Comme nous l’avons vu ci-dessous, il est possible de charger et d’imprimer un document PDF grâce à la librairie PDFBox fournie par Apache. Pour rappel elle également de créer et manipuler des documents dans ce format ainsi que d’en extraire du contenu voire exporter au format image. Nous allons voir comment imprimer un ensemble de documents dont on a stocké l’emplacement dans un fichier texte.

Pour assurer le bon fonctionnement de votre application, il faudra télécharger et intégrer le package Commons Logging (actuellement en version 1.2), ainsi que les fichiers Fontbox et Jempbox si vous manipulez les polices ou si vous avez besoin du support de XMP – eXtensible Metadata Platform – (même numéro de version que l’archive PDFBox). Pour plus d’informations vous pouvez consultez la page en suivant ce lien.

Traitement des options

Notre application pourra être appelée en spécifiant deux options. La première, optionnelle, permettra de donner le nom de l’imprimante à utiliser, et la seconde constituera le nom du fichier texte qui contient tous les emplacements des PDF à imprimer, séparés par des lignes.

for (int i = 0; i < args.length; i++)
{ 
	if (args[i].equals(PRINTER_NAME)) 
	{ 
		if (i >= args.length) 
		{ 
			usage();
		} 
		
		printerName = args[i]; 
	}
	else
	{ 
		loadFile = args[i]; 
	} 
} 

if (loadFile == null)
{ 
	usage(); 
}

Dans la fonction main() on réalise une boucle simple qui analyse l’ensemble des options (arguments), qui sont en fait stockées dans le tableau de chaines “args” qui est l’unique paramètre de notre fonction principale. On s’arrête lorsqu’on a atteint la longueur maximale de ce tableau. On regarde si l’option vaut le contenu de la variable “PRINTER_NAME” (déclarée en static pour indiquer qu’elle ne fait pas partie d’une instance particulière, et final pour faire en sorte que sa valeur ne soit jamais modifiée). On l’a initialisée avec la valeur “-printerName“.

Si l’option analysée correspond bien au contenu de la fameuse variable alors il faut récupérer le paramètre qui suit. Si aucun ne suit alors on appelle la fonction usage(). En fin de boucle on regarde également si le nom du fichier texte a bien été spécifié. Si ce n’est pas le cas il faut de nouveau appeler la méthode statique usage(). Cette dernière affiche un message dans la console puis arrête l’application.

prnJob = PrinterJob.getPrinterJob();
if (printerName != null)
{
   PrintService[] prnSvc = PrinterJob.lookupPrintServices();
   boolean prnFound = false;
   for (int i = 0; !prnFound && i < prnSvc.length; i++)
   {
      if (prnSvc[i].getName().indexOf(printerName) != -1)
      {
          prnJob.setPrintService(prnService[i]);
          prnFound = true;
      }
   }
}

Déterminer l’imprimante cible

Ensuite, il faut instancier un objet de la classe PrinterJob en appelant la fonction getPrinterJob(). L’objet est alors lié à l’imprimante définie par défaut sur la machine. Attention que si aucune imprimante n’est installée alors getPrintService() renverra null, et appeler la fonction print() générera une exception. Dans notre cas on utilise la fonction lookupPrintServices() pour instancier le tableau, uniquement si un nom d’imprimante a été spécifié dans les arguments. Attention, n’oubliez pas de vérifier que le tableau n’est pas vide !

Le tableau contient donc la liste de toutes les imprimantes installées. On va donc le parcourir pour voir si l’une d’entre elle correspond au nom recherché. Le nom d’une imprimante est récupéré avec la fonction getName() de l’objet PrintService. On utilise la fonction indexOf(chaine_cherchée) pour réaliser la comparaison. Si le périphérique en question a été trouvé (printerFound == true) ou si la fin du tableau est atteinte, on peut sortir de la boucle.

try (BuffereReader br = new BufferedReader( 
	new FileReader(loadFile))) 
{ 
	line = br.readLine; 
	while (line != null) 
	{ 
		pdfFile = line; 
		File f = new File(pdfFile); 
		if (f.exists() && !f.isDirectory()) 
		{ 
			try (PDDocument doc = PDDocument.load(pdfFile)) 
			{ 
				doc.silentPrint(prnJob); 
			} 
		} 
		
		line = br.readLine(); 
	} 
}

Imprimer les documents

La dernière étape consiste à ouvrir le fichier texte et à le parcourir. On instancie donc un objet de type BufferedReader pour lire le fichier texte. Pour lire chacune des lignes, il existe la fonction readLine(). On réalise une boucle tant que la ligne lue est différente de la valeur null. Chaque ligne représente donc un emplacement de fichier PDF. On va vérifier qu’il ne s’agit pas d’un dossier et que le fichier existe (création d’un objet de File).

Si c’est le cas, on va instancier un objet PDDocument en appelant la fonction load() de la classe, qui reçoit en paramètre le nom du fichier PDF à charger. Ensuite, on appelle la fonction silentPrint() en passant en paramètre l’objet PrinterJob précédemment créé. Vous remarquerez qu’on utilise la nouvelle syntaxe de l’instruction “try” qui permet la fermeture automatique pour chaque élément ouvert (syntaxe apparue depuis la sortie de Java 7).

Une fois l’impression effectuée, on lit la ligne suivante dans notre fichier texte pour récupérer le prochain document PDF à imprimer. Pour rappel, la boucle s’arrête lorsque la fonction readLine() renvoie la valeur null.

Et après?

Imprimer des PDF par programmation est donc possible grâce à PDFBox. Mais cela peut aller plus loin puisqu’il est possible de réaliser des extractions ou de créer un nouveau document. N’hésitez pas à tester les autres fonctionnalités et à partager vos ressources. Notez que cet exemple a été adapté à partir de la source en version 1.1.0 qui est disponible sur le site DocJAR.

[Astuces] Récupérer une image Windows 8.1

[Astuces] Récupérer une image Windows 8.1

Avec Windows 8.1 il est possible de créer et de restaurer une image de votre disque dur. La première étape consiste à générer cette image et à la sauvegarder sur un support (DVD, périphérique externe USB, ou partage réseau). Windows sauvegardera tous les éléments du disque et même la structure des partitions. Voilà pourquoi on appelle cela une “image” puisque il s’agit d’une copie complète. La seconde étape consiste à créer un support de récupération, qui va proposer tous les outils nécessaires pour restaurer l’image. Il faudra donc démarrer sur ce support, qui sera obligatoirement une clé USB, afin d’effectuer l’opération de restauration.

1 – Créer une image système

Préparez quelques DVD ou bien un disque dur externe. Nous vous recommandons d’utiliser un périphérique externe car l’image risque de consommer beaucoup d’espace, en fonction de la quantité de données et des programmes présents sur votre ordinateur. Vous pouvez également utiliser un emplacement réseau si vous êtes en entreprise et que vous prévoyez de sauvegarder vos images sur un serveur spécifique.

Pour créer une image système, il faut se rendre dans le panneau de configuration (ex : via le raccourci Windows+X puis option “Panneau de configuration”), puis “Historique des fichiers“. En bas à gauche, choisissez “Sauvegarde d’image système“.

Ensuite, sélectionnez le support de votre choix (disque externe, DVD ou réseau). Nous décidons de créer l’image sur un disque externe. Celle-ci sera créée à la racine dans un sous-répertoire “WindowsImageBackup“. Rien ne sera effacé lors de cette procédure : on peut donc effectuer des sauvegardes de plusieurs machines. Les images sont “triées” par nom de PC et par date.

Cliquez sur “Suivant” pour continuer. L’écran suivant vous indique quelles seront les partitions sauvegardées. Par défaut on a donc “System” et “C:”. Windows vous indique aussi l’espace nécessaire à la sauvegarde avant de la créer. Lorsque vous êtes prêts, cliquez simplement sur le bouton “Démarrer la sauvegarde“.

2 – Créer un lecteur de récupération

Également depuis le panneau de configuration, option Historique des fichiers, choisissez cette fois la tâche Récupération en bas à gauche. On voit alors apparaitre trois choix différents mais c’est le premier qui nous intéresse, à savoir “Créer un lecteur de récupération“.

Vous allez devoir vous munir d’une clé USB. Assurez-vous que celle-ci ait une taille suffisante (minimum 512 Mo). Il n’est plus possible d’utiliser des CD pour cette opération. Branchez votre clé, attendez que Windows la détecte, puis cliquez sur le bouton “Suivant“.

Windows va détecter votre clé, et vous demander de sélectionner le lecteur. Choisissez celui qui correspond à votre clé puis cliquez sur “Suivant“. Attention, toutes les données de la clé seront supprimées donc il est important de bien sauvegarder les données qui s’y trouvent avant qu’elle ne soit formatée. L’avertissement est assez clair. Cliquez sur “Créer” lorsque vous êtes prêts.

La vitesse de création dépendra du port USB et de la vitesse d’écriture de votre clé. Cela ne nécessite normalement pas plus de 5 minutes. Cette clé contient des utilitaires de restauration et vous permet notamment de lancer une invite de commandes ou de forcer un démarrage en mode sans échec. Dans notre cas elle nous servira à restaurer l’image sauvegardée sur le disque dur externe. C’est la prochaine étape de ce tutoriel.

3 – Restaurer l’image système

Il va falloir configurer votre PC pour permettre de démarrer sur une clé USB. Sur certains PC de fabricants comme Lenovo ou Asus, l’accès au BIOS est parfois difficile et configurer le périphérique de démarrage se révèle parfois fastidieux. Certains ordinateurs portables permettent de choisir cela via un menu au démarrage. C’est le cas de HP : il suffit d’appuyer sur la touche ESC puis F9 pour obtenir une liste des périphériques branchés. Si vous achetez vous-mêmes vos composants, vous ne devriez pas avoir trop de difficultés à accéder à la configuration du BIOS. Ce guide peut vous aider dans cette tâche parfois compliquée : guide d’auto-défense numérique – démarrer sur un CD, DVD ou une clé USB.

Profitez-en pour brancher votre disque dur externe, qui contient l’image (ou les) système, ou insérez le DVD adéquat si vous avez opté pour cette option. Notez qu’il sera également possible de chercher sur le réseau, ce qui peut être intéressant si vous avez un serveur (personnel ou non) qui regroupe toutes les sauvegardes de vos machines.

Si vous réussissez à démarrer sur la clé USB, vous devriez obtenir le logo de démarrage Windows puis un écran vous demandant de choisir la disposition du clavier. Utilisez le clavier ou la souris pour effectuer votre choix. Après avoir sélectionné la bonne langue, vous devriez voir apparaitre l’écran suivant : nous choisissons tout d’abord “Troubleshoot“.

Ensuite, choisissez “Advanced options” puis “System Image Recovery“. Cela aura pour effet d’ouvrir une nouvelle fenêtre. L’utilitaire va tenter de localiser l’image la plus récente sur le ou les périphérique(s) branché(s).

(S’il ne trouve rien, il vous permettra d’aller à l’étape suivante et d’éventuellement rechercher sur le réseau ou à un emplacement en particulier). Si plusieurs images sont présentes sur le média, choisissez “Select a system image“, sinon cliquez directement sur “Next“.

Si vous avez choisi “Select a system image“, toutes les sauvegardes seront listées sur l’écran suivant. Choisissez celle qui correspond puis cliquez sur “Next” jusqu’à tomber sur l’écran “Choose additional restore options“.

Cochez bien la case “Format and repartition disks“. Si vous avez laissé la clé USB ou un autre disque amovible branché à votre ordinateur, il faudra passer par l’option “Exclude disks” et cocher tout ce qui ne doit PAS être formaté. Le disque dur qui contient l’image est automatiquement exclu.  Cliquez sur “Next” pour passer à l’écran de confirmation. Choisissez “Finish” pour démarrer la restauration.

Et voilà, vous savez comment restaurer une image système !

[WD19] Utiliser l’API Exchange Web Services (III)

[WD19] Utiliser l’API Exchange Web Services (III)

Avec EWS Managed API 2.0, il est possible de réaliser des choses vraiment intéressantes. Il serait clairement plus simple de travailler directement en .NET mais nous allons voir ensemble ce qu’il est possible de faire dans Windev. Dans ce nouvel exemple nous allons récupérer la liste de dossiers à partir d’un dossier source.

Récupérer une liste de dossiers

N’oubliez pas qu’avant de récupérer une liste de dossiers vous devez au préalable récupérer l’URL du service Web. Nous avons vu ensemble comment réaliser cette opération dans les précédents articles. Si vous ne savez plus comment faire, suivez le lien: voir partie 1.

La première étape consiste à initialiser la vue et un filtre de recherche. Il faut tout d’abord déclarer les différentes variables, des types suivants : FindItemResults, FolderView, et SearchFilter. Ces deux dernières doivent être initialisées à la valeur Null. On peut aussi déclarer des entiers qui serviront de compteurs.

Ensuite, voici ce que nous avons réalisé :

  • Création d’un filtre avec l’initialisation de la variable “scFilt” (qui est notre filtre de recherche). On l’instancie avec new SearchFilter.IsGreaterThan(). Les paramètres sont, dans l’ordre, la constante FolderSchema.TotalCount et 0. Cela permettra d’obtenir les dossiers qui contiennent un ou plusieurs objets.
  • Initialisation de la vue : new FolderView(TAILLE, OFFSET). Comme pour récupérer des e-mails, nous spécifions une taille (dite “de page”) et éventuellement un offset si la recherche retourne de multiples éléments.
  • Dans la vue, on doit définir l’ensemble des propriétés à récupérer. Il faut donc alimenter le contenu de la propriété View.PropertySet. Remarquez que cela est réalisé en deux étapes car les constructeurs requièrent des collections d’objet, chose qui n’est pas forcément pratique à mettre en place.
    • new PropertySet(BasePropertySet.IdOnly).
    • vi.PropertySet.Add(xxxx) : ajouter d’autres propriétés qu’on souhaite récupérer et lire (comme FolderSchema.DisplayName pour le nom ou FolderSchema.FolderClass pour la classe du dossier – ex : “IPF.Note” pour les mails).
  • Méthode de recherche : avec les dossiers il est possible d’aller plus loin et donc de rechercher les sous-dossiers de manière récursive. La propriété Traversal de notre vue peut être initialisée avec la constante FolderTraversal.Deep. Dans notre code d’exemple cela donne tout simplement la syntaxe suivante : vi.Traversal = FolderTraversal.Deep.

Notre filtre et notre vue sont désormais prêts, on peut passer à l’étape suivante.

Dans une boucle où l’on teste qu’il reste des éléments, nous récupérons à chaque fois jusqu’à 10 objets, en modifiant à chaque fois l’offset dans la vue. Le principe est le même que pour récupérer les e-mails. Dans cette étape on a donc réalisé les opérations suivantes :

  • Tester la variable bMoreItems. Si elle vaut “true” on continue à traiter les éléments.
  • Initialiser notre variable de type FindItemResults cette fois avec la méthode ExchangeService.FindFolders(). 3 paramètres doivent être donnés à la fonction : le dossier à partir duquel on souhaite effectuer la recherche (ex : WellKnownFolderName.Root), le filtre (dans notre exemple il s’agit de la variable “scFilt“) et enfin la vue (variable “vi“).
  • Est-ce qu’il y a encore des objets ? bMoreItems = clDrFindResults.MoreAvailable.
  • Déplacer l’offset si bMoreItems vaut Vrai : vi.Offset = vi.Offset + iPageSize.
  • Initialiser une variable de type entier à 0 en guise de compteur.
  • Initialiser le nombre d’objets affichables, c’est-à-dire le nombre d’objets que la collection a retourné. Dans notre exemple le code est le suivant : iDspCnt = clDrFindResults.Folders.Count.
  • Dans une boucle POUR TOUT on traite chaque objet de la collection clDrFindResults.Folders. Ici nous décidons de sauvegarder le nom et l’ID de chaque dossier dans un objet de classe. On sort de cette boucle lorsque notre compteur a atteint le nombre d’objets affichables (voir ci-dessus). A vous de trouver le traitement adéquat à réaliser…

Voilà, vous pouvez désormais récupérer une liste de dossiers avec l’API et ce en utilisant Windev. N’est-ce pas magnifique ?

[WD19] Utiliser l’API Exchange Web Services (II)

[WD19] Utiliser l’API Exchange Web Services (II)

Il y a quelques mois nous avions vu comment utiliser l’API Exchange Web Services 2.0 depuis Windev. Grâce aux bibliothèques .NET fournies il est possible d’interroger un serveur Exchange et de récupérer les e-mails d’un utilisateur.

Nous avons fait l’expérience en créant une petite fonction qui récupère 10 objets à la fois dans la boite de réception de l’utilisateur, et ce en travaillant avec la notion d’offset, ce qui permet à terme d’effectuer des opérations de pagination (ex : l’utilisateur appuie sur un bouton pour afficher la deuxième page).

Télécharger les bibliothèques

L’API est fournie par Microsoft et peut être téléchargée sur le site officiel à l’adresse suivante : https://www.microsoft.com/en-us/…/details.aspx?id=35371. Sélectionnez la version qui convient (32 ou 64 bits) puis installez-là sur votre poste de développement. Les DLL sont alors disponibles dans le répertoire %ProgramFiles%MicrosoftExchangeWeb Services2.0.

Importez-les dans votre projet Windev.

Recherche avec pagination

Dans l’exemple qui suit, nous allons effectuer une récupération de 10 éléments en modifiant à chaque fois l’offset. Nous nous basons sur le tutoriel proposé sur MSDN qui explique comment fonctionne cette méthode. Nous avons alors repris la procédure d’exemple en fin de page mais nous avons fait une croix sur l’ “ancre” qui permet de déterminer si un élément a changé de place ou non.

Il est évidemment important d’allouer un objet Credentials pour permettre la connexion à chaque requête. Le Web Service EWS étant stateless, la connexion n’est pas constante et chaque requête est traitée indépendamment des autres. Avant toute chose, il faut donc instancier un objet global de type ExchangeService, qu’on pourra réutiliser dans chaque fenêtre. Dans le code qui suit, l’objet fait plutôt partie d’une classe qu’on pourra déclarer dans la section “initialisation du projet”.

Voici ce qui a été réalisé :

  • Instanciation de la classe ExchangeService. Le constructeur reçoit en paramètre le numéro de version Exchange qui doit correspondre à celui utilisé sur le serveur, sinon les requêtes ne seront pas toujours bien gérées (MSDN#FF597939).
  • On se connecte en utilisant le nom d’utilisateur, le mot de passe et le domaine (en allouant une nouvelle instance d’un objet de type WebCredentials).
  • La fonction “AutodiscoverUrl()” permet de localiser le fichier Exchange.asmx sur le serveur pour pouvoir envoyer les futures requêtes. On obtient alors l’URL du “point d’entrée” (endpoint) du web service.

Si la connexion a abouti il faut ensuite réaliser ces opérations :

Dans l’ordre, voici ce qui a été fait :

  • On crée un nouvel objet de type ItemView permettant de stocker un nombre d’objet défini par la variable “iPageSize“. L’offset – stocké dans la variable “iOffset” – indique l’endroit à partir duquel on souhaite récupérer les informations (de base 0 pour commencer au début). Il devra être progressivement modifié pour récupérer les éléments suivants.
  • On initialise l’ensemble des propriétés à récupérer. Dans ce cas-ci, on récupère simplement l’ID mais on peut imaginer récupérer la date/heure de réception ou le sujet. A partir de cet instant on peut utiliser la syntaxe suivante : maVue.PropertySet.Add(xxxxx). A noter que la fonction FindItems() ne récupère pas les adresses des destinataires ou de l’expéditeur.
  • On ajoute une condition de tri : maVue.OrderBy.Add(champ, ordre du tri). Ici, on souhaite trier sur la date/heure de réception (ItemSchema.DateTimeReceived) de manière descendante (la plus récente d’abord soit SortDirection.Descending).
  • On indique la méthode de recherche.

Pourquoi ne pas avoir indiqué d’autres propriétés dans le constructeur de la classe PropertySet ? Si on souhaite en rajouter d’autres, on peut se servir de la méthode Add() car le second constructeur de la classe PropertySet demande une collection d’objets. En .NET, lorsqu’on indique plusieurs objets à la suite, il considère cela comme un tableau d’objets ou une collection IEnumerable, et reconnait quel constructeur doit être appelé. Mais à ce stade Windev n’est pas capable d’effectuer la conversion de types.

On entre alors dans le vif du sujet : la récupération des e-mails.

Voici ce qu’on a réalisé dans cette étape (le tout étant englobé dans une boucle) :

  • On a englobé le code dans une boucle qui teste “bMoreItems“. Tant que cette variable est à “true“, on continue le traitement. Lorsqu’elle vaut “false“, on sort de la boucle.
  • A chaque tour de boucle on initialise l’objet de type ‘FindItemsResults’ (à déclarer comme tel en début de fonction) en appelant simplement la fonction FindItems() qui reçoit en paramètre le dossier (ex : WellKnownFolderName.Inbox) ainsi que la vue qui a été précédemment paramétrée. Seul l’offset changera au cours de l’opération.
  • S’il y a d’autres résultats alors on va augmenter l’offset pour le prochain tour de boucle en rajoutant à celui-ci la taille d’une page (ici, on ajoute donc 10). Si on avait utilisé le système d’ancre, il aurait fallu récupérer à chaque fois un objet de plus pour permettre de déterminer s’il y avait eu un changement entre deux sets de résultats.
  • Ensuite on charge l’ensemble des propriétés de “première classe”, il s’agit notamment des champs sujet, date/heure réception, expéditeur, destinataire(s), etc. Dans ce cas s’il y a 10 objets récupérés on charge en mémoire les propriétés de ceux-ci.

Pour parcourir la collection il faut utiliser une boucle de type POUR TOUT. On arrête cette boucle lorsqu’on a atteint le nombre d’objets retourné. Pour en sortir, il faudra le faire de force avec le mot-clé adéquat. On y traite les e-mails un par un et là, c’est à vous de décider ce que vous faites. Dans l’exemple ci-dessous, on enregistre simplement dans des membres d’une classe. On peut imaginer d’ajouter chaque élément dans un champ Table.

Ce qu’il faut faire :

  • Initialiser la variable de comptage à 0.
  • Initialiser le nombre maximum d’objets à afficher.
  • Traiter chacun des objets de la collection monResultset.Items.
  • Incrémenter la variable d’itération.
  • Sortir lorsqu’elle est égale à la variable qui contient le nombre de résultats à afficher.

Contraintes rencontrées

Lorsqu’on utilise une API .NET, on peut faire face à certains soucis…

  • Windev ne prend pas en charge les tableaux d’objets en .NET. Dans notre cas on ne peut pas écrire “clDrFindResults.Items[x]“.
  • Certaines fonctions comme FindItems.Items.First() ou Last() tentent d’effectuer des copies d’objet. Cela n’est pas géré par Windev et donc les fonctions ne peuvent pas être utilisées telles quelles.
  • La conversion d’objets pose problème dans le cas des constructeurs, comme c’est le cas lorsqu’on effectue une allocation d’un objet de la classe PropertySet. Dans ce cas il faut trouver une alternative…
  • Certains objets doivent être convertis en chaine pour l’affichage avec les méthodes ToString(). En général, cela se fait automatiquement en .NET, sauf dans certains cas bien précis.

Bon développement à tous !